samedi 14 février 2015

Splendeurs et tremblements...

Dans les voyages, on tombe sur des choses magnifiques et parfois sur d’autres qui le sont moins. 

Un exemple, par exemple. Vous faites un super trek dans la jungle, vous voyez des animaux inconnus, vous mangez votre lunch ou votre encas… et paf ! Comme si de rien n’était, vous êtes passé dans le côté obscur : une nuit de folie sur le trône est programmée rien que pour vous avec la totale… 
Je vous passe les détails scatologiques. On aurait pu être stressé avec 1 toilette pour deux malades mais bon comme on était fiévreux, on est resté zen. En voyageurs aguerris, on a dégainé notre panoplie : tiorphan, spasfon, efferalgan et toute notre eau y est passée. Le lendemain, un peu sonnés, on renforce les défenses : au menu du petit déj, thé, sel, riz blanc, coca et 1 bouteille d’eau chacun.
Y a pas le choix, on doit prendre le train aujourd’hui pour Ayutthaya : il ne reste que de la 3ème classe pour les places. Dans d’autres circonstances, c’est une expérience marrante. Avec notre forme ça devient un calvaire. L’attente du train (toujours en retard), la bataille pour se trouver une place assise sur les banquettes en bois… L’effort a été intense. On tente alors de somnoler, les vertèbres martelées par les lattes des sièges. Sans discontinuer c’est un va-et-vient de marchands ambulants hélant le chaland thaï forcément désireux de grignoter : bâtonnets de glaces dans les stations ou poulets en brochettes, bassines de pad thai ou de légumes au vinaigre… tout cela nous passent sous le nez dégageant une odeur fort désagréable avec nos maux de bidons. Des paysages, je ne vous dirais pas grand-chose sauf qu’à chaque gare on trouve des petits moutons en déco (bien longtemps après on comprend que mouton et chèvre, c’est pareil et que c’est pour la nouvelle année !).
Enfin, le train arrive à destination, on attrape vite nos sacs car les arrêts sont courts et on se tient prêt. Surprise ! Le quai ne va pas jusqu’à notre wagon. Là, c’est un complot !

A notre guesthouse, on s’écroule et on dort toute l’aprèm. Notre état n’est pas glorieux. Je n’ai même pas la force, ni l’envie le soir de descendre manger quelque chose. 

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