Dans les voyages, on tombe sur des choses magnifiques et
parfois sur d’autres qui le sont moins.
Un exemple, par exemple. Vous faites un
super trek dans la jungle, vous voyez des animaux inconnus, vous mangez votre
lunch ou votre encas… et paf ! Comme si de rien n’était, vous êtes passé
dans le côté obscur : une nuit de folie sur le trône est programmée rien
que pour vous avec la totale…
Je vous passe les détails scatologiques. On
aurait pu être stressé avec 1 toilette pour deux malades mais bon comme on
était fiévreux, on est resté zen. En voyageurs aguerris, on a dégainé notre panoplie :
tiorphan, spasfon, efferalgan et toute notre eau y est passée. Le lendemain, un
peu sonnés, on renforce les défenses : au menu du petit déj, thé, sel, riz
blanc, coca et 1 bouteille d’eau chacun.
Y a pas le choix, on doit prendre le train aujourd’hui pour
Ayutthaya : il ne reste que de la 3ème classe pour les places.
Dans d’autres circonstances, c’est une expérience marrante. Avec notre forme ça
devient un calvaire. L’attente du train (toujours en retard), la bataille
pour se trouver une place assise sur les banquettes en bois… L’effort a été intense.
On tente alors de somnoler, les vertèbres martelées par les lattes des sièges.
Sans discontinuer c’est un va-et-vient de marchands ambulants hélant le chaland
thaï forcément désireux de grignoter : bâtonnets de glaces dans les
stations ou poulets en brochettes, bassines de pad thai ou de légumes au
vinaigre… tout cela nous passent sous le nez dégageant une odeur fort
désagréable avec nos maux de bidons. Des paysages, je ne vous dirais pas
grand-chose sauf qu’à chaque gare on trouve des petits moutons en déco (bien
longtemps après on comprend que mouton et chèvre, c’est pareil et que c’est
pour la nouvelle année !).
Enfin, le train arrive à destination, on attrape vite nos
sacs car les arrêts sont courts et on se tient prêt. Surprise ! Le quai ne
va pas jusqu’à notre wagon. Là, c’est un complot !
A notre guesthouse, on s’écroule et on dort toute l’aprèm.
Notre état n’est pas glorieux. Je n’ai même pas la force, ni l’envie le soir de
descendre manger quelque chose.
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